Gilles Favier : « Je suis contre tout ce qui met les gens dans des tiroirs, dans des cases »

Pour ses dix ans, le festival photo ImageSingulières affichait, en mai dernier, sa volonté de parler des femmes. Plus particulièrement, son souhait d’évoquer le thème des luttes féministes au XXème siècle. Un choix porté l’association CéTàVOIR et par Gilles Favier, directeur artistique du festival depuis 2009. Photographe « par défaut » ayant fait ses armes à Libération, à l’époque de sa reparution, en 1981, Gilles Favier s’est confié quant à l’éventualité d’un courant féministe dans la photographie.

«Quand je choisis les photographes pour le festival je ne me pose pas la question de savoir si c’est un homme ou une femme », les choses sont claires pour le directeur artistique. Non, il n’existe pas de photographie féministe. Les compétences, les sujets, les thématiques développées passent avant la notion genreJ’ai pour mission de montrer des choses, de développer des thématiques, pas celle de faire des quotas», renchérit le photographe. Chargé de la programmation d’ImageSingulières, Gilles Favier avoue sans conteste : « Les sujets les plus féministes ce sont les hommes qui les font, pas les femmes.»

Inégalité, parité utopique, clivage genré, Gilles Favier a livré son point de vue au cours d’un entretien téléphonique.